| Les peintres choisissent des moyens d'expression qui deviennent dessin sans cesser d'être peinture. |
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Parallèles
Les matières idéoréalistes ont de surprenantes convergences :Jacquier et Guillevic ont tour à tour vécu la même expérience. La nécessité du trait, en tant qu'outil, les a tout deux conduit au même périmètre de recherche. Les matières qui autorisent une totale expression graphique ne sont pas nombreuses : elles se définissent comme dessin et gravure, rarement comme peinture. Guillevic et Jacquier développent des moyens d'expression qui deviennent dessin sans cesser d'être peinture. La notion de dessin-peinture exige une matière qui se plie au trait. Réciproquement, le dessin-peinture réclame un trait qui ne cesse d'être matière. Le bleu Jacquier doit sa fluidité à l'aquarelle, et son épaisseur à l'encre de Chine. Posée sur un papier humide, cette matière capricieuse ne manque pas de prendre son aise, qu'aucun 'truc' ne domestiquera jamais, sinon l'oeil et la main de l'artiste. Le résultat est évidence : fusion de l'esprit et de la matière. Le brun Guillevic est un brou de noix auquel on a donné une consistance. Un applat à la brosse définira un champ où les instruments engraveront leurs signes. Comme pour la technique précédente, le papier est humide et le temps est compté. Sans s'être jamais concertés, les peintres idéoréalistes ont abouti à deux versions complémentaires d'une même volonté. Jacquier se raconte noir sur blanc, Guillevic s'écrit blanc sur noir ! L'art du vide a autant de place que l'art du plein. Curieusement, Jacquier, homme du terroir, nage dans un bleu aquatique alors que Guillevic, fils de marin, rumine la couleur de la terre. |
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Galerie d'art contemporain Yvo Jacquier ::: 28, rue du Général de Gaulle - 29930 Pont-Aven - France Tel. 33 (0)2 98 06 14 50 ::: e-mail: yvonnick.jacquier@wanadoo.fr Sites Internet: www.jacquier.org ::: www.contemporary-painting.com |